Pourquoi un VPN maison ?

Parce que la confidentialité, ce n’est pas un luxe, c’est un droit. Un VPN auto‑hébergé, c’est la clé qui déverrouille votre trafic, un bouclier que vous contrôlez vous‑même. Plus besoin d’un tiers qui garde l’œil ouvert sur chaque octet.

Choisir le logiciel

OpenVPN ? WireGuard ? Deux lignes, deux mondes. WireGuard, c’est du code ultra‑léger, une architecture qui fuse à 400 Mbit/s sans sacrifier la sécurité. OpenVPN, c’est le vétéran, supporté partout, mais un peu gonflé. Mon conseil : prenez WireGuard.

Installation sur Ubuntu

Tout commence par un serveur vierge, Debian ou Ubuntu, 20.04 minimum. Connectez‑vous en SSH, mettez à jour le système, puis lancez : apt install wireguard. Vous avez maintenant le noyau qui écoute.

Générer les clés

Pas de blabla, deux commandes, c’est tout. wg genkey | tee server_private.key | wg pubkey > server_public.key. Répétez pour le client. Vous avez vos paires RSA, prêtes à parler.

Configurer le serveur

Fichier /etc/wireguard/wg0.conf. Écrivez‑le à la main, rien de plus. Exemple : [Interface]\nAddress = 10.0.0.1/24\nListenPort = 51820\nPrivateKey = (server_private.key). Ajoutez le client en mode [Peer] avec sa clé publique et AllowedIPs = 10.0.0.2/32. Sauvegardez.

Firewall et routage

Activez le forwarding : sysctl -w net.ipv4.ip_forward=1. Ajoutez la ligne net.ipv4.ip_forward=1 dans /etc/sysctl.conf pour la persistance. Ensuite, configurez iptables : iptables -A FORWARD -i wg0 -j ACCEPT, iptables -t nat -A POSTROUTING -o eth0 -j MASQUERADE. Enregistrez les règles, sinon elles s’évaporent au redémarrage.

Lancer le service

Lancer systemctl start wg-quick@wg0, activer au boot systemctl enable wg-quick@wg0. Vérifiez l’état wg show. Si tout est vert, vous avez un tunnel actif.

Configurer le client

Sur le poste, installez WireGuard (application native ou paquet). Créez wg0.conf avec [Interface]\nAddress = 10.0.0.2/24\nPrivateKey = (client_private.key) puis le [Peer] du serveur. Point d’entrée : Endpoint = votre.ip.publique:51820. Enregistrez, activez.

Test et validation

Ping du serveur depuis le client, ping inverse. Si les paquets passent, c’est gagné. Testez votre IP publique sur championscote.com ; elle doit afficher celle du serveur, pas votre IP domestique.

Les petits détails qui comptent

Ne négligez pas le DNS. Un résolveur comme 1.1.1.1 ou Cloudflare sur le tunnel évite les fuites DNS. Ajoutez DNS = 1.1.1.1 dans votre config client. Et pensez à renouveler vos clés périodiquement, parce que la sécurité ne dort jamais.

Et voilà, votre VPN personnel est fonctionnel. Passez à la prochaine étape : monitorer l’usage, ajuster les règles firewall, automatiser le backup des configs. Vous êtes maître de votre trafic.

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